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  Les courses de chevaux en France (2)    

Régions d’élevage et de courses contre régions de jeu

Une deuxième ligne de fracture sépare régions d’élevage et régions de jeu.
L’image du cheval de course en Occident contemporain comme attribut de la richesse, voire de l’oisiveté – Thorstein Veblen n’écrivait-il pas dès avant la fin du XIXe siècle que les chevaux de selle « ne sont utiles qu’à faire parade d’un gaspillage » [1978 : 95] ? –, tend à faire oublier que, jusqu’au début du XXe, l’élevage équin était le lot des régions déshéritées (de montagnes, de landes ou de marais) : en Basse-Normandie, en Mayenne, dans le Limousin, en Béarn ou en Bresse, on produisait bien souvent des chevaux à défaut de pouvoir produire autre chose. Il s’agissait, jusqu’au début du XIXe siècle, d’un élevage en semi-liberté, dit « élevage en forêt », au demeurant peu lucratif [Mulliez 1983 ; Roche 1997]. Quand, après les guerres napoléoniennes, pour résoudre le problème chronique du déficit en chevaux de qualité, les nobles et les notables ont commencé à s’intéresser sérieusement à l’amélioration de l’élevage équin, celui-ci, auparavant « mal nécessaire », est devenu l’une des principales richesses des pays de landes et de marécages du Sud-Ouest et surtout de bocage du Nord-Ouest. Aujourd’hui encore, les grandes régions de production des chevaux de courses (PS et TF) sont, par ordre décroissant, la Basse-Normandie et les Pays de Loire, d’une part, et le Sud-Ouest, du Limousin aux Pyrénées-atlantiques, d’autre part. Ajoutons, pour donner quelques ordres de grandeur, que le cheptel équin enregistré s’élève aujourd’hui en France à 350 000 têtes (contre 3 millions au début du XXe siècle) ; dans ce cheptel, on compte quelque 63 000 reproducteurs autorisés, dont 20 000 TF et 8 000 PS (statistiques 1996 de l’Union nationale interprofessionnelle du cheval). Si l’on s’intéresse, maintenant, à l’aval de la « filière Courses », c’est-à-dire aux courses elles-mêmes, plusieurs constatations s’imposent. La France est le pays au monde qui présente le plus grand nombre d’hippodromes (environ 250) et l’un de ceux qui organisent le plus de courses (16 433 en 1996 : 9 963 de trot soit 60,63 %, 4 323 de plat et 2 147 d’obstacles) derrière les États-Unis, le Japon, l’Australie et le Canada [ibid.]. La répartition géographique des courses et des hippodromes (carte 1) correspond en gros à celle des régions d’élevage, avec une concentration sur la moitié ouest de l’Hexagone et une prépondérance des hippodromes spécialisés dans le trot dans le nord de l’Aquitaine et en Normandie, exception faite de la région parisienne avec ses huit grands hippodromes internationaux que sont ou étaient Auteuil (obstacles), Chantilly (plat et obstacles), Enghien (trot et obstacles), Évry (devenu en 1996 centre d’entraînement privé de la famille al-Maktoum de Doubaï), Longchamp (plat), Maisons-Laffitte (plat et obstacles, partiellement fermé depuis 1996), Saint-Cloud (plat) et Vincennes (trot).

Le fait le plus remarquable, ici, réside sans doute dans la dissociation entre la répartition géographique des courses et des hippodromes d’une part, et celle des paris d’autre part. Cette dissociation s’explique aisément : alors qu’autrefois on ne pouvait parier que sur les hippodromes, il est possible aujourd’hui de le faire en plus de 8 000 points du territoire français (7 932 points PMU + 234 points courses) et par Minitel depuis 1989. Le tournant historique date de l’autorisation, en 1930, du « pari mutuel urbain » (PMU), extension du PMH (« pari mutuel sur hippodrome ») légalisé en 1891, et de la création, en 1954, du tiercé qui rencontra un immense succès populaire [Konopnicki 1987 ; Yonnet 1985] (le nombre de courses de tiercé est passé de 56 la première année à 77 en 1970 et à 212 en 1990 tandis que, dans le même temps, le volume des enjeux passait, lui, de 28 000 francs à 7,9 milliards de francs).

Alors que la carte des hippodromes et des courses, on l’a vu, coupe l’Hexagone selon un axe nord-sud, la carte des paris (carte 2) fait apparaître un axe oblique orienté nord-ouest sud-est, avec les chiffres d’affaires les plus élevés (statistiques 1997 du PMU) en Île-de-France, dans le Sud-Est et la Corse, et dans les départements du Nord. Autrement dit : si les hippodromes et les courses correspondent aux régions traditionnelles d’élevage, les paris sur les courses concernent plutôt les régions où il n’existait pas de tradition hippique, à savoir les bassins d’emploi industriels. Des sondages sur le profil des parieurs et des parieurs d’hippodromes effectués en 1996 et 1997 dans le cadre des études du PMU montrent que ces deux populations se distinguent assez nettement sur le plan sociologique. La population des parieurs les plus assidus et participant le plus au chiffre d’affaires se compose d’hommes, âgés de 30 à 40 ans, salariés, aux revenus moyens (50 % gagnent entre 8 000 et 15 000 francs par mois), ayant un faible niveau de diplôme (supérieur au bac pour seulement 10 %), qui jouent au hasard à plus de 50 % ; inversement, les parieurs d’hippodromes sont plutôt des retraités et d’autres inactifs, qui disposent de temps mais de peu d’argent et qui misent faiblement. On note une différenciation sexuelle dans la fréquentation des hippodromes (les hommes s’y rendent seuls, les femmes en famille) et dans le comportement face aux paris (3 femmes sur 4 jouent au hasard contre moins d’1 homme sur 2). Mais, d’une manière générale, les courses et les paris restent une histoire d’hommes (61 %), à la différence, par exemple, des casinos, qui se féminisent, ou d’un pays comme l’Angleterre, où existe une véritable culture du jeu ; en France, les femmes contribuent peu au chiffre d’affaires (19 %), à la fois parce qu’elles sont moins nombreuses à jouer et parce qu’elles misent moins que les hommes (en moyenne 54 francs par femme contre 88 francs par homme).

Autre clivage géographique intéressant : celui des types de paris (carte 3). Tandis que les habitants du nord de la France se satisfont de types de paris relativement « raisonnables » comme le jeu simple ou le couplé, ceux du Sud et surtout du Sud-Est montrent une prédilection pour les « jeux spéculatifs », c’est-à-dire les combinaisons comportant une grande part d’aléatoire, comme le quarté ou le quinté-plus. Pour intéressant qu’il soit, et sauf inattention ou manque d’imagination de ma part, ce dégradé nord-sud me paraît informer davantage sur des différences de « mentalités » régionales dans notre pays que sur les courses de chevaux en tant que « système structural cohérent » (pour reprendre les termes de S. Darbon et F. Saumade).

La suite prochaine news....

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Ajouté le Dimanche 6 janvier 2008 à 18:39 par pegase - Aucun commentaire  
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
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