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  Les courses de chevaux en France (1)    

Un spectacle à géographie variable

Jean-Pierre Digard

Cet article a pour origine une communication présentée aux journées d’étude, « Jeux avec frontières. Diffusion géographique des pratiques spectaculaires et sportives », organisées par Sébastien Darbon et Frédéric Saumade à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne et comparative d’Aix-en-Provence les 24 et 25 mars 1999. Il s’agissait de vérifier l’hypothèse selon laquelle, écrivaient les organisateurs dans le texte de présentation de ces journées, « il existerait des raisons structurelles à la présence ou à l’absence d’un engouement collectif pour les jeux et les spectacles. […] chaque contexte local doit être considéré comme un assemblage de pratiques où certaines combinaisons sont permises, d’autres non. […] Ces correspondances tiendraient à plusieurs facteurs dont la mise en relation forme un système structural cohérent ». Au titre de ces facteurs, S. Darbon et F. Saumade énuméraient « les contrastes paysagers et particularités d’ordre socioéconomique ou politique auxquels ils sont liés », « les corrélations et oppositions qui ressortent de l’observation comparative des différentes pratiques cohabitant ou s’excluant », « les conditions historiques d’apparition et de formalisation progressive des sports et spectacles au sein de leur contexte particulier »

1. Bien que les courses de chevaux ne soient vraiment (ou seulement) ni un sport ni un spectacle, et qu’elles ne comportent pas de spécificités locales dûment répertoriées ou immédiatement visibles, j’avais essayé de jouer le jeu fixé par les organisateurs. À cette fin, mon premier objectif a donc été de chercher si l’objet « courses de chevaux en France » présentait des variations signifiantes, régionales ou non, susceptibles de permettre de telles analyses. Pour ce faire, j’ai certes considéré les courses proprement dites, mais surtout ce que les agronomes et les zootechniciens français appellent la « filière Courses » – ce que nous, les ethnologues, pourrions, en paraphrasant Leroi-Gourhan [1964 : 164, 1965 : 35], traduire par « chaîne(s) opératoire(s) Courses » – avec, en amont, l’élevage, la sélection et l’entraînement de chevaux adaptés, et, en aval, les parieurs (quelque 8 millions), dont les mises (35 milliards de francs en 1999) irriguent l’ensemble via un système complexe de redistribution (sous forme de gains reversés aux parieurs gagnants, de primes aux éleveurs, d’acquisition d’étalons nationaux, de subventions pour des équipements hippiques, d’aides aux sociétés de course, etc.) géré par l’administration des Haras nationaux.

Galop contre trot
Dans cet ensemble, une première ligne de fracture apparaît dès l’abord. Elle passe entre les courses au galop (de plat et d’obstacles) et les courses au trot (attelé et monté) [Digard 1994 : 106].
Les courses au galop, les chevaux correspondants (ancêtres des actuels pur-sang anglais, PS) et les paris auxquels elles donnent lieu ont été importés d’Angleterre par l’aristocratie anglophile française sous le règne de Louis XVI. La première course au galop publique s’est déroulée le 9 mars 1775 sur la plaine des Sablons en présence de la famille royale et de la Cour [Blomac 1991 : 45-47].
Les courses au trot ont une tout autre origine. En France, dans de nombreuses régions d’élevage équin, les fêtes villageoises étaient depuis longtemps l’occasion de courses de « bidets », petits chevaux autochtones « à deux mains » (selle et trait léger). Au début du XIXe siècle, à la suite de l’énorme consommation de montures des cavaleries napoléoniennes et de la fermeture des sources étrangères d’approvisionnement en chevaux, la question s’est posée d’une meilleure utilisation du potentiel équin français, en particulier aux fins de production d’un cheval d’armes robuste et polyvalent : c’est ainsi que sont nés le « demi-sang » normand (devenu « trotteur français », TF), croisement de bidets et de pur-sang anglais, et les courses au trot, institutionnalisées par l’inspecteur général des Haras, Ephrem Houël, pour sélectionner ce type de cheval (la première eut lieu à Cherbourg en 1836). Les courses au trot deviendront rapidement une discipline autonome et à part entière. Mais leur origine paysanne leur attirera longtemps les sarcasmes des véritables « hommes de cheval », forcément aristocrates, comme en témoigne cet extrait du Journal des Haras de 1898 [cité par Reynaldo 1990b : 138-139] : « Les partisans du trotteur “quand même” ne sont jamais montés dessus. Y a-t-il deux fils d’éleveurs qui soient à même de grimper sur les poulains de leur père ? Les jockeys de courses au trot… il vaut mieux n’en pas parler. […] les amis du trotting, éleveurs ou autres, ne connaissent le cheval que parce qu’ils le vendent ou qu’ils le regardent courir. Les a-t-on jamais vus dessus ? Leurs moyens de locomotion sont variés, depuis le tapecul ou la victoria, jusqu’à l’automobile en passant par la bicyclette, mais ils n’ont jamais mis le derrière sur une selle, ni galopé, ni passé un obstacle. » Contrastant avec le dandysme aristocratique, le laisser-aller vestimentaire des « trotteux » était tel que la Société du demi-sang dut édicter au début du XXe siècle l’article suivant : « Article 31. Seront passibles de 20 à 30 francs d’amende, tout jockey qui, dans une course pour chevaux montés, ne sera pas pourvu d’une toque et d’une casaque, ou tout cocher qui ne sera pas dans une tenue convenable. » [Ibid. : 139]
Aujourd’hui encore, courses au galop et courses au trot, ainsi que leurs milieux respectifs, gardent l’empreinte de leurs origines. Différences, rivalité et parfois même animosité continuent de séparer les deux mondes.
La structure socioprofessionnelle du galop est caractérisée par une hiérarchie de métiers spécialisés et de positions bien marquées : éleveurs, propriétaires, entraîneurs, jockeys, lads. Cette hiérarchie est d’autant plus manifeste que les personnels se répartissent entre un nombre relativement restreint de grands propriétaires ou de grandes écuries d’entraînement, elles-mêmes organisées en « cours » placées sous la responsabilité d’un « premier garçon ». L’élite du galop appartient à l’élite sociale internationale tandis que les lads et les apprentis jockeys se recrutent majoritairement dans les milieux populaires urbains. Le monde du trot, lui, est essentiellement français, rural et constitué de petites entreprises familiales et polyvalentes (7 000 à 8 000 contre 3 000 éleveurs de PS) : le propriétaire est à la fois l’éleveur et l’entraîneur ainsi, bien souvent, que le driver de ses chevaux. Les jours de course, toute la famille fait le déplacement avec le ou les chevaux. Non seulement les grands propriétaires sont rares en trot, mais on y trouve de plus en plus de chevaux en copropriété.
De surcroît, la culture technique du galop et celle du trot diffèrent aussi profondément. En tant qu’allure naturelle, le galop n’impose qu’une seule contrainte technique forte : la légèreté des jockeys (avec, en contrepartie, une sévère sélection et un taux de reconversion élevé, cause de problèmes humains, sociaux et psychiques importants). Contrairement au galop, le trot est, à grande vitesse, une allure artificielle ; pour éviter la « faute » (i. e. le passage au galop entraînant la disqualification), il faut donc recourir à tout un arsenal d’appareillages, d’astuces et de bricolages que les acteurs assimilent à des « réglages des chevaux comme ceux des Formule 1 » et auxquels l’entraîneur ne peut procéder que s’il drive lui-même, ne serait-ce qu’à l’entraînement. Chacun possède ses propres trucs et les garde jalousement. La culture du trot est une culture du secret. La méthode traditionnelle de transmission des savoirs aux apprentis est elle-même parcimonieuse : « Regarde ce que je fais et fais pareil. » Les professionnels du trot se méfient des techniques modernes standardisées, tel le BLUP (indice génétique de sélection) que, selon les propos d’un éleveur-entraîneur, ils accusent de manière significative de « retirer la main de l’homme ».

Dernière différence importante entre le galop et le trot : dans le premier, les vedettes sont les jockeys alors que, dans le second, ce sont les chevaux, dont la carrière est plus longue (6 à 12 ans) qu’au galop (2 à 4 ans). Qui n’a jamais entendu parler de Gélinotte, de Roquépine, de Une de Mai, d’Idéal du Gazeau ou d’Ourasi ?

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  Ajouté le Dimanche 6 janvier 2008 à 18:36 par pegase - Aucun commentaire  
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
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